Le Bouddhisme Zen

Mindfullness,  méditation en pleine conscience, bien-être, développement personnel, relaxation… 

Mindfullness,  méditation en pleine conscience, bien-être, développement personnel, relaxation… 

De nos jours il existe de multiples propositions, pour essayer de mieux se connaitre et accéder à un mieux être, développer des états de conscience particuliers, se protéger du stress, etc.…

Parmi tout cela, quelle est la spécificité du bouddhisme zen ?
Dans tous les cas il est inapproprié de faire des comparaisons car les choses ne sont pas comparables.

Quelques points-clé essentiels concernant la voie du zen :

Le vrai zen est mushotoku.

Mushotoku veut dire « sans profit », « sans désir d’acquérir », « sans but ». C’est un principe fondamental dans notre pratique de la méditation qui signifie qu’« il n’y a pas quelque chose à saisir ».
Garder les mains ouvertes, donner, abandonner toute chose sans peur de perdre.
Mushotoku est simplement le fonctionnement de la réalité telle qu’elle est.
Tout l’univers est mushotoku, les étoiles, les montagnes, les rivières sont mushotoku.
Les êtres humains eux sont empêtrés dans des peurs, des envies, des désirs, des fonctionnements circulaires et en souffrent.

Une très brève histoire du bouddhisme zen…

fleur lotus

 

Une très brève histoire du bouddhisme zen...

Il y a 2600 ans, en Inde, le Bouddha Shakyamuni  s’éveille par la méditation, assis en zazen sous l’arbre de la bodhi. Depuis, cette pratique du bouddhisme zen s’est transmise sans interruption, de maître à disciple, jusqu’à nos jours.

Au sixième siècle, un moine appartenant à l’école du dhyâna, Bodhidharma venu du Sri Lanka, s’installe en Chine au temple de Shaolin. Le dhyâna va devenir le chan. C’est au treizième siècle que Maître Dôgen implante le bouddhisme Zen Sôto au Japon et fonde le monastère de Eiheiji qui deviendra le temple principal -daihonzan- de l’école Sôto. En 1967, Maître Kôdo Sawaki demande à son disciple Taisen Deshimaru de transmettre le bouddhisme zen en Europe. Jusqu’à sa mort, survenue en 1982, Maître Deshimaru éduque de nombreux disciples , ouvre de nombreux dojo en France mais aussi dans le reste de l’Europe ; il crée l’Association Zen Internationale (AZI) et fonde le temple zen de la Gendronnière, dans le Loir-et-Cher.

deshimaru

Extrait du fukanzazengi (Pour la diffusion universelle des principes du zazen) de maître Dogen.

Ecrit en 1227, c’est le premier écrit sur la méditation zazen au Japon ; Maître Dogen le considérait d’une portée universelle. Zazen n’est pas une technique de méditation pour parvenir à l’éveil ; zazen est en soi la« manifestation de l’ultime réalité… la pratique-réalisation d’un éveil parfait. »«… Vous devez abandonner une pratique fondée sur la compréhension intellectuelle, courant après les mots et vous en tenant à la lettre. Vous devez apprendre le demi-tour qui dirige votre lumière vers l’intérieur, pour illuminer votre vraie nature. Le corps et l’esprit d’eux-mêmes s’effaceront et votre visage originel apparaîtra. Si vous voulez atteindre l'éveil, vous devez pratiquer l'éveil sans tarder… »

Pratique de la méditation bouddhiste zen à Ceyrat